vendredi 15 février 2008

Une drôle d'histoire belge ...

Trop sûrs d'eux, les Girondins sont tombés dans le piège des joueurs d'Anderlecht.
Fidèele à ses habitudes en Coupe d'Europe, Laurent Blanc alignait une nouvelle fois une équipe mixte en vue des prochaines échéances pour le moins décisives en championnat (déplacement à Monaco, réceptions de Lille puis Paris avant le choc contre l'ogre Lyonnais).
Planus, Jemmali et Fernando restés aux soins du côté du Haillan, Bellion, Cavenaghi, Trémoulinas,Wendel et Micoud sur le banc, l'équipe Marine et Blanc n'en avait pas moins fière allure sur le papier avec une attaque Chamakh, Jussié alimentés sur les côtés par Alonso et Obertan.
La réalité du terrain fût toute autre. Dépassée par l'envie et le pressing belge, Bordeaux fût très loin de son niveau de jeu habituel en première mi-temps et c'est un petit miracle que les violets bruxellois n'aient pas ouvert le score au cours du premier acte.
Légèrement mieux en seconde période, les Girondins ouvraient la marque sur pénalty par Jussié jusque-là transparent après qu'un défenseur belge ait commis l'irréparable sur le nouvel entrant Cavénaghi qui pourtant avait loupé le ballon.
Criant à l'injustice contre l'arbitre pour ce pénalty pourtant bien réel, les joueurs belges se ruaient sur les buts bordelais et obtenaient l'égalisation fort logiquement sur une superbe reprise de volée aux abords de la surface.
Le 1 partout reflétait bien les débats mais alors que les bordelais se satisfaisaient de ce résultat favorable, ils encaissèrent un but à la dernière seconde des arrêts de jeu sur une énième erreur défensive.
Les joueurs d'Anderlecht pouvaient faire la hola avec leur public.
Par leur manque d'envie et de concentration, les Girondins se sont punis tout seuls et sont obligés d'aller chercher la victoire dans 15 jours à Chaban-Delmas s'ils veulent avoir la chance d'affronter le Bayern de Munich au prochain tour pour ce qui serait la revanche de la finale de la coupe UEFA 1996.
Avec le jeu proposé mercredi soir, ils en sont bien loin.
Pendant ce temps-là, les marseillais battaient tranquillement 3 à 0 le Spartak de Moscou. A la décharge des moscovites, le championnat russe ne reprend que dans un mois, dur dans ces conditions de jouer un match de coupe d'europe lorsqu'on vient tout juste de reprendre l'entrainement.

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